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Conférence de presse du Grand Chef Jacques Tremblay

8 décembre 2021

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La riche histoire de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk

L’histoire avant l’« Histoire »

Le peuple wolastoqey occupe son territoire ancestral depuis plus de 8000 ans. Avant l’arrivée des Européens en Amérique au 16e siècle, la vie des Wolastoqiyik était rythmée par le cycle des saisons. En effet, ce peuple autochtone de la grande famille linguistique algonquienne pratiquait un mode de vie semi-nomade. Les gens de cette nation se déplaçaient sur de grandes distances sur l’ensemble de leur territoire, le Wolastokuk, dont l’artère principale est la rivière Wolastoq (rivière Saint-Jean) et qui s’étend depuis le Fleuve Saint-Laurent au nord, jusqu’à la Baie de Fundy au Sud et d’est en ouest depuis les environs de Matane jusqu’à la rivière Etchemin, près de Québec. Par le biais des cours d’eaux et des portages, les Wolastoqiyik (peuple de la belle et généreuse rivière) parcouraient ces impressionnantes distances démontrant une connaissance inégalée de leur territoire et de ses ressources. 

Etchemins, Amalécites, Malécites

À l’époque du régime français, les Wolastoqiyik étaient connus sous le nom d’« Etchemins » en référence à la rivière de ce même nom, dont l’embouchure se trouve à la hauteur de Lévis, qu’ils empruntaient pour se rendre à l’Atlantique. Plus tard, les Anglais ont commencé à employer le terme Malicite ce qui signifie, en langue Mi’kmaq, ceux qui parlent lentement. Cet ethnonyme s’est transformé au fil du temps et est devenu « Maliseet » en anglais et « Malécite ou Amalécite » en français. 

La colonisation

Au début du 19e siècle, les Euro-Canadiens étaient de plus en plus nombreux sur le territoire et l’espace disponible pour établir des villages agricoles se faisait de plus en plus rare le long de la vallée du Saint-Laurent. C’est aussi à cette époque que les relations entre les autochtones et les autorités coloniales commencèrent à se détériorer. Ainsi, les gens des premières nations qui, pendant les décennies précédentes avaient été des alliés militaires, devinrent tout à coup des obstacles à la colonisation et au développement du pays. 

Les Wolastoqiyik furent parmi les premiers à être placés dans des « établissements Indiens » qui, plus tard deviendront officiellement des « réserves ». C’est dans cette mouvance que fut créée officiellement en 1827 l’établissement des « sauvages de l’Isle Verte » à la demande des chefs Louis et Joseph Thomas agissant au nom d’une trentaine de familles. Ce n’est qu’en 1849 que le terme « Viger » fait son apparition lors de la création du canton du même nom, en hommage à Denis-Benjamin Viger, un notable de la région de Montréal. Il n’y a pas de lien connu entre cette personne et les gens de la communauté Wahsipekuk. 

En 1851, suite à l’adoption d’une loi visant à créer plusieurs réserves, l’établissement des « Amalécites de l’Isle Verte » devient officiellement la « réserve de Viger ». 

Pendant une soixantaine d’années, la réserve de Viger fût occupée par les ancêtres des membres actuels de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk qui, en dépit de nombreux efforts pour développer une production agricole, ont dû faire face à de multiples difficultés : incendies, famine, épidémies, pauvreté ainsi que l’empiètement sur leurs terres et le vol de bois par les colons avoisinants qui, en plus de convoiter ces terres, toléraient mal la présence d’autochtones auprès d’eux. 

En 1869, après une série de manœuvres douteuses orchestrées par les frères Langevin qui occupaient des postes stratégiques, tant dans le clergé qu’au sein du gouvernement, en collusion avec des notables du Bas-St-Laurent, les terres furent reprises par la couronne et vendues rapidement aux enchères au printemps 1870 privant ainsi les membres de la bande de leur unique lieu de rassemblement et principal moyen de subsistance. 

Après deux tentatives de relocalisation infructueuses sur d’autre terres de réserve, l’une en 1876 (Kataskomiq-Whitworth) et l’autre en 1891 (Cacouna), les anciens occupants de la réserve de Viger se sont graduellement dispersés afin de trouver un moyen de subsistance. 

La renaissance

C’est en 1987 que se sont amorcés sous l’initiative d’un petit groupe de personnes des travaux visant à retrouver les descendants des « Amalécites de Viger » afin de reformer la bande, de la faire revivre et reconnaître officiellement. Après quelques années d’efforts soutenus, l’assemblée nationale du Québec a adopté en 1989 une motion reconnaissant officiellement la Première Nation Malécite de Viger comme la onzième première nation au Québec. 

Depuis ce temps, le chemin parcouru est impressionnant. La nation s’est engagée sur le long chemin de la réappropriation culturelle et identitaire tout en en déployant des moyens considérables pour se développer sur les plans politiques et socio-économiques. 

C’est dans cet élan d’auto-détermination que la communauté a choisi de reprendre son nom d’origine, plutôt que de continuer à porter celui que lui avait donné les autorités coloniales. Depuis 2019, les membres de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk ont donc officiellement repris leur identité autodéterminée qui fait écho à la localisation de notre communauté qui, depuis des millénaires, fréquente les abords du Fleuve Saint-Laurent.  

Légende des termes

Wolastoq


La belle et généreuse rivière

Wolastoqiyik


Le peuple de la belle et généreuse rivière

Wolastoqey


Adjectif se rapportant à la wolastoq (un canot wolastoqey)

Wolastoqewi


Une personne de la belle et généreuse rivière (je suis wolastoqewi - nil wolastoqewi)

Wolastokuk


Territoire ancestral wolastoqey

Wahsipekuk


La grande étendue d’eau de l’autre côté (des montagnes) – Relatif au fleuve Saint-Laurent

Wolastoqey latuwewakon


Langue wolastoqey




La Maison DENIS LAUNIÈRE, un patrimoine bâti à Cacouna

maison Denis-Launière

C’est en 1891 que le gouvernement du Canada attribua un petit territoire de soixante pieds de large (18,20m) à la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk (réserve 22) dans la paroisse Saint-Georges de Cacouna. C’est la présence permanente d’un groupe de Wolastoqiyik dans le secteur qui amène le ministère des Affaires indiennes à faire l’acquisition de la réserve. À cette époque, on y construit six petites maisons incluant l’actuelle maison « Denis-Launière ». Les familles Denis, Brière et Launière ont habité la réserve.

La maison Denis-Launière se trouve toujours à l’intersection des rues du Quai et de la Grève. La partie avant est occupée par un centre d’interprétation et la partie arrière avec toit en appentis par la boutique d’artisanat « Matuweskewin », ce qui signifie chasseurs de porcs-épics dans le langage wolastoqey/passamaquoddy. À ce titre, le nom Cacouna pourrait être d’origine innue « Kaku » ou d’origine crie « Kakwa » ce qui signifie dans les deux (2) cas « porcs-épics ». L’origine toponymique de Cacouna est toujours controversée.

Cette petite maison fut occupée par le chef « Joseph Launière » jusqu’à son décès en 1972. Plus personne n’a habité la maison depuis ce temps.

Son agencement intérieur n’a pas changé au fil du temps, il démontre le « confort » dont pouvait bénéficier une famille de quatre enfants. Rénovée vers 2001, la maison a été élevée au rang d’immeuble patrimonial vers 2013, elle a donc conservé fidèlement son aspect de l’époque. La Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk est la première communauté autochtone à se prévaloir du droit de donner un statut légal à un bien patrimonial. Ce bâtiment peut donc être honorablement défini comme un symbole de la résidence des Wolatoqiyik Wahsipekuk à Cacouna.

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