Mot de la Chef conseillère Amélie Larouche

Qey Psi-wen.  En tant que Chef conseillère, j’ai eu le plaisir de renouveler mon mandat depuis juin 2016 en assurant une stabilité dans le maintien de mes responsabilités qui demeurent liées aux ressources naturelles et au territoire.  En tant qu’équipe de gouvernance, les premiers mois qui ont suivi notre élection ont amené une nécessaire appropriation par les nouveaux élus du Conseil, et les enjeux du département des ressources naturelles et du territoire leur ont été partagés.

Les divers secteurs d’activités en lien avec notre milieu naturel et humain présentent plusieurs opportunités à saisir;  un enjeu majeur pour tirer parti des occasions dans les secteurs de la foresterie, de la biologie, de l’anthropologie et de l’histoire repose sur l’embauche prochaine de différentes personnes-ressources compétentes qui nous aideront à faire des pas importants lorsqu’il est question de consultations et de nos revendications.  Une structure solide basée sur la polyvalence de forces complémentaires répondrait aux besoins identifiés, et soutiendrait les avancées de la PNMV; le dossier de l’embauche au sein du département constitue une priorité sur laquelle nous nous penchons à court terme.  Par exemple, l’arrivée d’une archéologue dans notre équipe est un sérieux atout lorsqu’il est question de préserver les preuves d’occupation de notre territoire, et son expertise est précieuse.

Au cours des derniers mois, plusieurs démarches auprès de différents ministères ont mobilisé nos forces.  En foresterie, pour atteindre nos résultats, nous faisons face à un enjeu de taille: les délais dans le processus de financement du ministère québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).  Dans les faits, les décisions du MFFP sont arrimées avec le calendrier de l’année financière, soit du 1er avril au 31 mars, mais lorsque notre demande de financement est déposée, leur délai d’analyse amène une confirmation en octobre, et ces fonds disponibles doivent être dépensés avant le 31 mars suivant.  Notre défi consiste alors à s’assurer de produire les livrables attendus dans de courts délais, et cette situation a été dénoncée auprès du MFFP.  Par ailleurs, des discussions ont eu lieu avec le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN) au sujet de la vente par le MERN de baux de villégiature sur des terres revendiquées par la PNMV; nos multiples rencontres avec le MERN ont parallèlement donné lieu à des améliorations que nous avons apportées à notre «Politique d’établissement de campement» en y renforçant l’esprit autochtone et la notion de protecteur du territoire.  D’autre part, des rencontres avec le ministère des Transports (MTQ) se poursuivent dans le dossier de la route 85 qui prévoit passer, elle aussi, en territoire revendiqué et sur la réserve de Whitworth.  La prochaine étape consiste à faire connaître clairement nos préoccupations et nos attentes en les énonçant au MTQ, et à débuter la négociation sur la base du principe des accommodements envers la PNMV.

En tant qu’élue, j’ai consacré des efforts à poursuivre nos partenariats avec, entre autres, la SÉPAQ et les Jardins de Métis, afin de promouvoir notre réappropriation du territoire et préserver nos accès;  ces actions visent également à faire connaître notre rôle de protecteur du territoire, et à faire reconnaître nos droits en tant que premiers peuples.  Dans le dossier des espèces en péril, un premier projet de passe migratoire pour l’anguille d’Amérique a été mis en place, et ce succès entraînera une demande formelle pour installer une 2ème passe migratoire dès 2017.

En terminant, je souhaite adresser un mot particulier de reconnaissance à Marie-Hélène Ouellet-d’Amours qui a travaillé de près avec nous depuis juin 2015 dans une variété de dossiers tels que, entre autres, la gestion des sites d’intérêts malécites, l’enquête sur l’occupation du territoire ancestral et Histoire Web.  Sa contribution exceptionnelle et son dévouement à notre cause en a fait une alliée qui nous manquera: en effet, elle a accepté une poste au sein du Conseil régional en environnement du Bas St-Laurent, et nous lui souhaitons chaleureusement bonne chance dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

Quant à moi, je demeure disponible pour répondre à vos questions et il est facile de me rejoindre au 418 860-2393 ou par courriel: amelie.larouche@malecites.ca.  Merci.

Amélie Larouche
Chef conseillère